February 15, 2018

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La "pura vida" au Costa Rica!

December 31, 2017

 

La devise des ticos (aka les costariciens) ne saurait mieux résumer notre magnifique séjour dans ce pays.

Trois points ont marqué le mois que nous y avons passé : une nature luxuriante, une faune exceptionnelle et des belles rencontres !

Ah, la nature… Elle rythme notre voyage depuis le départ, elle était présente dans chacun de nos choix de pays et une fois de plus, elle nous a émerveillés par sa richesse. Il faut dire que le Costa Rica lui a fait la part belle, en consacrant un quart de son territoire aux parcs nationaux. Et ça se voit ! A peine arrivés à San José, le vert est omniprésent. Cela se retrouve aussi sur la table, en particulier dans les verres, où les « naturales », les jus de fruits, sont frais et délicieux.

Après quelques emplettes au marché Central de San José, cap vers un des parcs les plus célèbres, Manuel Antonio. Ce parc est très touristique, mais pour voir des paresseux c’est imbattable. Attention cependant aux curieux et gourmands ratons-laveurs et singes, qui volent impunément la nourriture dans les sacs des baigneurs imprudents. Chassez-les en leur jetant du sable, mais évitez d’en venir aux mains, nous avons croisé un touriste allemand qui s’est fait mordre, ça ne plaisante pas ! Nous avons dormi dans un petit hostel fort sympathique et avons partagé les commodités avec un couple de canadiens encore plus chouettes ! Pierre et Shirley, cyclistes contemplatifs, simples et tout bonnement heureux d’être là et de profiter au max de leur aventure costaricienne.

En rentrant de Manuel Antonio, sur la route de l’affreuse ville de Jacò nous avons fait halte au parc national de Carara. Celui-ci est méconnu et pourtant c’est une perle, nous y avons admiré les fameux aras rouges, mais aussi un magnifique serpent et des grenouilles très fluos !

 

Nous sommes ensuite remontés sur la réserve privée de Selva Verde à Sarapiquì. Petite, mais extraordinaire, nous avons passé quelques jours très intenses dans un lodge exceptionnel, maison sur pilotis au cœur de la réserve. Quel moment privilégié que de se balancer dans un hamac en faisant consciencieusement mes gammes de flûte navajo avec pour seule voisine la rivière… Jusqu’à ce qu’une bestiole se faufile dans mon cou et que je tombe du dit hamac…

Nous nous sommes très vites mis au rythme de la nature : debout très tôt le matin pour observer les oiseaux jusqu’à la tombée de la nuit, à l’heure où les reptiles et autres insectes sortent de leur cachette. A cela s’ajoute l’accueil absolument incroyable et touchant de Gustavo, qui a su garder son âme d’enfant, pour le plus grand plaisir des nôtres. Charles et Alice étaient ravis de promener son chien Tica et de l’aider à distribuer des bananes pour nourrir la multitude d’oiseaux présents dans la réserve. Nous avons découvert les secrets du cacao costaricien avec une petite entreprise (Best Chocolate Sarapiquì) qui nous a expliqué, en prenant son temps, le processus de culture des fèves de cacao et permis de déguster le chocolat tel qu’il était fabriqué tout au début de son existence. Miam !

Nous avons poursuivi notre route vers l’incontournable volcan Arenal. Imposant et imprévisible, sa dernière éruption date d’il y a 10 ans. Faute d’y avoir vu beaucoup d’animaux, laissant les garçons profiter du jacuzzi bien chaud, Alice et moi sommes parties découvrir les sensations fortes de la tyrolienne au-dessus de la canopée et notre petite fille nous a une nouvelle fois étonnés par son courage. Ravalant son appréhension, elle s’est tout simplement éclatée accrochée à un fil au-dessus du vide !

 

Après toutes ces émotions, direction la plage, pour le plus grand plaisir de presque toute la famille…

Nous découvrons la péninsule de Nicoya et ses merveilleuses plages sauvages et préservées. Un des plus beaux endroits qui soit à mon goût ! Il y a tout : le sable fin, gris, beige ou blanc, une belle nature sauvage juste derrière, des vagues pour faire ses débuts au surf et la faune omniprésente, des singes hurleurs qui nous réveillent le matin à 5 heures aux scorpions dans notre douche, sans oublier l’incroyable découverte faite par Alice en allant aux toilettes : un crapaud…

Les plages du côté pacifique sont aussi un lieu de ponte pour trois espèces de tortues marines, les tortues noires, les tortues olivâtres et les fameuses et immenses tortues luth, malheureusement en voie d’extinction. C’est dans le parc national de Las Baulas, sur la Playa Grande, que nous avons fait notre première halte. Je garderai de cet endroit un excellent souvenir, celui d’un anniversaire vraiment particulier. C’est quand même spécial pour un enfant de l’hiver de souffler ses bougies par 30 degrés sous les palmiers… Au programme de cette belle journée, balade et baignade sur la jolie plage pour commencer… Ensuite, tradition oblige, nous avons trinqué à distance, avec Papa et Julien pour célébrer nos anniversaires. La technologie moderne est quand même merveilleuse, ainsi vous étiez près de nous pour ajouter du bonheur à cette belle journée. Et puis il y avait un peu plus de place sur nos gâteaux respectifs que d’habitude cette année… Ensuite, nous avons admiré un magnifique coucher de soleil avant d’aller au dîner de fête que ma famille chérie avait organisé, aux chandelles bien sûr, pour ne pas perturber les tortues pondeuses. J’ai été gâtée avec de très jolis dessins, du champagne, un beau et bon gâteau traditionnel costaricien et bien sûr de beaux paquets de la part d’Arnaud, qui malgré la distance et le voyage, s’était décarcassé pour m’offrir une soirée exceptionnelle, ce qui n’était pas gagné vu que nous étions quand même dans un endroit bien perdu... Merci mille fois à vous trois, mais aussi à tous les témoignages, messages, appels que j’ai reçus jusqu’au bout du monde. J’ai passé le plus beau des anniversaires! Pour couronner le tout, j’ai eu la chance d’observer des tortues lors d’une sortie nocturne sur la plage, à la seule lueur des étoiles. Nous avons croisé deux espèces de tortues dans la même nuit, le guide n’avait jamais vu ça et j’ai vraiment eu l’impression qu’elles venaient me faire un cadeau… D’abord une tortue noire de 80 cm de long, puis, en rebroussant chemin, nous sommes tombés littéralement nez-à-nez avec une tortue luth d’1 mètre 20 de long, caractérisée par sa carapace sans écailles, ressemblant à la peau des dinosaures, qui lui donne son nom anglais de « leatherback » (dos de cuir). Quelle émotion d’assister à ce moment toutefois très intime des tortues, ayant parcouru des milliers de kilomètres pendant au minimum trois ans pour revenir pondre sur la plage où elles sont nées. Nous avons beaucoup appris sur cette espèce fascinante et en profitons pour faire passer un message afin de la préserver : n’utilisez pas de sacs plastiques ou de plastique jetable, les tortues marines les confondent avec les méduses et meurent ensuite d’occlusion intestinale. Sachant qu’il ne reste que 100000 tortues luth au monde, et que le plastique et les filets de pêche sont les deux principales causes de leur extinction, pensez-y ! Et puis le plastique c’est pas bon pour la planète de toute façon… Couchée à trois heures du matin, mais du rêve plein la tête, j’aurais voulu que cette journée ne s’arrête jamais !

A Playa Grande, nous avons aussi fait une belle balade matinale en kayak pour admirer les oiseaux, crocodiles et singes du coin. Les enfants étaient très amusés par tous ces petits crabes rouges et bleus qui vivent dans la mangrove.

 

Ensuite direction Samara, où cette fois nous nous sommes adonnés aux sports nautiques entre body board pour les enfants et stand up paddle pour les grands. Nous nous sommes bien amusés dans les immenses vagues ! Samara est un petit endroit magique, où l’on ne trouve pas de complexes hôteliers défigurant le paysage. Le soir, des chevaux gambadent sur la plage et en journée on rencontre de sympathiques français, dont la communauté compte bien une centaine d’âmes ici (avec une dédicace à Maxou, le sympathique marchand de glaces délicieuses…) .

Cette fois c’est un couple américano-suisse-allemand bien sympathiques que nous rencontrons et avec qui nous passons la soirée.

 

Enfin, direction Montezuma, le bout de la péninsule, perdu entre mer et montagnes. Pour y arriver, c’est un véritable rallye que nous avons fait avec notre minuscule 4x4, toujours entier après les pistes caillouteuses et le passage de 3 gués ! Notre logement est un petit bungalow atypique dans un jardin luxuriant, à flanc de montagne et avec vue sur la mer. Là aussi, une rencontre fort sympathique et plutôt rigolote, d’une famille d’alsaciens, Michèle, Pierre-Yves et leur fils Justin, dont les parents habitent Fortschwihr, cela ne s’invente pas ! Le monde est bien petit… Nous sympathisons et décidons de faire ensemble l’excursion sur l’île de Tortuga du lendemain. Au programme : snorkelling, déjeuner sur la plage et sable blanc… L’île, bien que très jolie, est malheureusement devenue un attrape-touristes où l’on se retrouve coincés sur la plage entre activités payantes et baignade (gratuite heureusement). Ce qui a fait de cette journée un moment mémorable, c’est notre rencontre avec Christiane et Jean, venus renforcer le petit groupe francophones que nous constituions déjà. Ces routards seniors, nos nouveaux héros, nous ont régalés de leurs histoires incroyables sur tous leurs voyages passés. A côté nous sommes des enfants de cœur ! Ce fut un moment fort sympathique, convivial, dont seuls les frenchies ont le secret !

Rentrés de notre balade en bateau, nous assistons à un spectacle plutôt amusant : un lâchage de bébés tortues sur la plage. En effet, plusieurs associations récupèrent les œufs de tortues pondus un peu trop près de la mer pour éviter qu’ils ne soient emportés par la marée montante. Elles ont ensuite pour but de surveiller les nids replacés dans une nurserie et de les protéger jusqu’à l’éclosion qui a lieu généralement la nuit. Les tortues retardataires qui sont nées le jour sont récoltées et gardées jusqu’au soir, où elles sont déposées sur la plage et doivent trouver leur chemin toutes seules jusqu’à la mer. Quel parcours du combattant pour ces petites bêtes à peine sorties de leurs œufs ! Mais quel spectacle pour nous, véritable leçon de choses pour nos petits.

 

Fini la playa, direction la fraîcheur des montagnes pour passer Noël. Nous mettons notre voiture sur le ferry, au plus grand bonheur de Charlie, très intéressé par les opérations. Puis c’est la montée vertigineuse et caillouteuse pour Monteverde, où nous avons loué une maison pour Noël, chez Sarah et Danilo, un couple américano-costaricien plein d’humour. Cela tombe bien, Dani est guide et il nous emmène dans la réserve de Curi-Cancha, où nous attend notre cadeau de Noël : la rencontre avec un oiseau rare, le quetzal. Quel animal magnifique, au plumage turquoise, rouge, noir et blanc, lui aussi en voie d’extinction à cause du réchauffement climatique le privant de son met préféré, un tout petit avocat.  

La maison était plutôt grande pour nous quatre, alors nous avons eu envie de la partager. C’est ainsi que nous avons eu la visite d’une famille nomade incroyable : les Mansah-ki.

Carole et François, ouverts, simples, sympathiques, et drôles, nous rejoignent avec leurs 3 enfants tout aussi adorables, Manao, Sabah et Naoki. Arrivés la veille, nous nous empressons de confectionner nos bredalas de Noël pour les accueillir comme il se doit. Le soir du réveillon, c’est donc une tablée de 9 personnes, qui ne se connaissait pas quelques heures avant, qui se retrouve autour d’un repas de fête improvisé et rythmé par les rires et un bien joli spectacle fait par les enfants.

Le jour de Noël, après avoir déballé les cadeaux déposés au pied de notre minuscule sapin par le père Noël, nous avons fait une activité plutôt rigolote, celle de grimper à l’intérieur d’un gigantesque figuier étrangleur. Ces arbres sont d’abord des épiphytes qui vivent sur d’autres arbres. Ils deviennent ensuite des parasites qui encerclent petit-à-petit l’arbre pour finalement l’étrangler en poussant tout autour du tronc. L’arbre initial finit par mourir, reste le figuier tout autour et donc creux à l’intérieur. Les courageux ayant réussi à monter jusqu’au sommet auront la chance de voir la mer ! Bravo aux petits et grands alpinistes ! Le soir, nous profitons d’avoir deux grands baby-sitters pour laisser tous les enfants à la maison et faire un tour de nuit avec notre fameux guide. Même si tous les visiteurs de Monteverde s’étaient retrouvés dans cet endroit pour la soirée, nous avons quand même pu approcher de près deux tarentules de belle taille ainsi qu’un serpent très fluo, en position de chasse… Sans compter les bonnes blagues de François me faisant sursauter à tous les coups en me chatouillant les jambes dans le noir, hahaha…

Nous avons été enchantés de rencontrer cette famille inspirante, ayant tout quitté il y a plus de 3 ans et qui voyage en prenant son temps sur tout le continent sud et nord-américain. Nous suivrons avec plaisir leurs aventures sur leur blog, www.mansah.fr qui devraient durer encore au moins 2 ans ! Bonne chance à vous les copains !

 

Notre dernière étape au Costa Rica nous ramène dans les montagnes en direction du parc national Los Quetzales, l’objectif étant de pouvoir observer le quetzal une nouvelle fois. Perché à 2700 mètres d’altitude, les nuits sont fraîches ! Mais la pension familiale où nous logeons est fort sympathique avec son poêle à bois qui réchauffe. Le matin, debout à 5h30 pour le départ de la randonnée d’observation à 6 heures. Les yeux piquent, surtout ceux des enfants, mais ils marchent courageusement. La balade est fantastique. A flanc de montagne, le sentier nous offre à la fois une vue dégagée sur la vallée et une jungle luxuriante contenant plein d’avocatiers, nourriture de prédilection des quetzals. Une nouvelle fois la chance nous sourit et nous observons deux couples et deux mâles. Quels oiseaux gracieux, aux longues plumes turquoise flottant dans les airs quand ils sont en vol… C’est un challenge pour notre photographe, mais une fois de plus, il nous a ramené de magnifiques clichés ! Sans oublier les superbes colibris de toutes les couleurs observés dans ce petit coin perdu.

Le Costa Rica nous a beaucoup plu. Nature, faune, sourires, belles rencontres, nous n’avons pas vu le temps passer et en garderons des souvenirs inoubliables !

En bonus pour toutes les familles et les voyageurs qui nous lisent, nous vous dévoilerons cette semaine toutes les bonnes adresses que nous avons testés dans ce pays.

Nous sommes arrivés hier à Buenos Aires après 24 heures de voyage plutôt épuisantes… Mais la Patagonie nous attend dans quelques jours et mon petit doigt me dit que nous allons encore faire des rencontres sympathiques dans cette ville tentaculaire. Promis, nous vous raconterons tout cela très bientôt !

En attendant, tout l’équipage du Cap Fagi vous souhaite un bon passage en 2018 !!!

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